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Nouvelles et communiqués

Inscrivez-vous!

Plusieurs nouvelles pages sont maintenant en ligne sur le site Web de l'Atlas des oiseaux nicheurs du Québec, dont celle permettant aux observateurs qui souhaitent contribuer à l'atlas de s'inscrire comme participant (il est obligatoire de s'inscrire pour participer à l'atlas). Nous vous invitons donc à prendre quelques minutes pour lire les conditions de participation et vous inscrire. Veuillez noter que nous ferons parvenir la trousse du participant aux personnes inscrites au cours du mois d'avril (et non dès leur inscription, s'ils s'inscrivent plus tôt) puisque certains documents qui en feront partie ne sont pas encore achevés. Par ailleurs, nous vous invitons à consulter la carte de la région administrative dont vous faites partie, la page consacrée aux responsables régionaux, ainsi que les codes et les définitions des indices qui serviront à documenter la nidification des oiseaux tout au long du projet.

Une coalition propose la création d'une aire protégée au Massif du Sud

Une coalition d’organismes propose la création d’une importante aire protégée de près de 100 km2 au massif du Sud dans la région de Chaudière-Appalaches. Nature Québec, le Réseau des montagnes, le Groupe des ornithologues de Beauce-Etchemin (GOBE), le Club des ornithologues de Québec (COQ), ont dévoilé les grands contours de cette future aire dont les différents statuts procureraient à ce territoire unique une protection allant de grande à modérée. L’aire protégée qu’ils proposent, bien que n’excluant pas la possibilité d’un développement éolien de type communautaire dans un certain secteur, est incompatible avec la réalisation du projet de Saint-Laurent Énergies qui veut se déployer au coeur des écosystèmes à haute valeur écologique.

Il est à noter qu’à l’exception d’une réserve écologique de faible dimension, la nomenclature actuelle de « parc régional » dévolue à ce territoire n’est pas un statut reconnu légalement et ne garantit aucunement la conservation. La région de Chaudière-Appalaches possède actuellement un pourcentage très faible d’aires protégées, soit 1,89 %, très loin de la moyenne québécoise de 8 % et des 12 % visés d’ici 2015.

Parmi les principaux arguments scientifiques qui soutiennent la proposition d’aire protégée, notons l’existence d’un des principaux sites de nidification de la Grive de Bicknell, une espèce vulnérable, ainsi que plusieurs espèces à distribution limitée; la présence de l’un des rares secteurs de sapinière à oxalide; la présence d’une dizaine de rivières à la tête de trois bassins versants supportant une population indigène d’ombles de fontaine (truite mouchetée) et qui alimentent notamment la rivière Etchemin, une rivière à saumon. A cet égard, il est à noter que la Fédération québécoise pour le saumon atlantique (FQSA) appuie formellement la création d'une aire protégée au massif du Sud.

La Grive de Bicknell

Le principal argument en faveur de la création d’une aire protégée sur une partie importante du massif du Sud est la protection de la Grive de Bicknell et son principal habitat : la sapinière à oxalide. Le massif du Sud abriterait jusqu’à 20 % de la population québécoise de cet oiseau. Si cette espèce, qui niche uniquement en Amérique du Nord, n’est pas aussi connue que le Béluga du Saint-Laurent ou le Caribou de la Gaspésie, il s’agit néanmoins d’une espèce vulnérable au sens de la Loi québécoise sur les espèces menacées et vulnérables. Au niveau canadien, le COSEPAC, le comité scientifique chargé de faire le suivi de la biodiversité, a recommandé en décembre dernier de renforcer la protection de cette espèce en lui conférant un statut d’espèce menacée. Son habitat est composé des forêts situées en haute altitude, résineuses, denses, où le climat est frais et humide. Un des plus importants facteurs limitant les populations de cette espèce est la prédation, principalement par l’écureuil roux. Il est reconnu que la fragmentation des habitats, notamment par les routes ou les chemins d’accès, favorise l’action de ce prédateur.

Des rivières exemptes de pollution

Des sommets du massif du Sud émergent une dizaine de rivières exemptes de pollution. Celles-ci sont la source de trois grandes rivières : la rivière Etchemin, la rivière du Sud et la rivière Daaquam qui alimentent, rafraichissent et purifient le milieu tout au long de leur parcours sur des centaines de kilomètres en aval. À titre d’exemple, la rivière Etchemin s’écoule sur 124 km en direction du nord-ouest pour rejoindre le fleuve Saint-Laurent, en face de la ville de Québec. Son bassin s’étend sur 1466 km²; plus de 44 000 habitants y vivent, répartis dans 30 municipalités.

Le témoin incontestable de la qualité de l’eau du massif du Sud est l’omble de fontaine (truite mouchetée) qui y règne, cette espèce de poisson étant la seule peuplant ces cours d’eau. Ce phénomène (appelé allopatrie) est presque exclusif à ces rivières dans l’ensemble de la région de Chaudière-Appalaches. Rappelons-nous aussi que la rivière Etchemin a déjà abrité une importante population de saumon atlantique, lequel a disparu en raison des impacts des activités humaines. L’intégrité de ces rivières et de la qualité de leur eau est essentielle pour la reproduction de cette espèce en région, ainsi que pour les habitants et usagers du territoire dans l’ensemble de ces bassins versants.

La sapinière à oxalide

Les sommets du massif du Sud renferment des écosystèmes forestiers très riches, notamment la sapinière à oxalide, laquelle n’existe, au sud du Saint-Laurent, que sur quelques sommets des Appalaches, du Québec et de la nouvelle Angleterre. La disparition de ces écosystèmes entraîne celle des habitats des espèces particulières qu’ils abritent. Outre la Grive de Bicknell, les sommets au-delà de 700 mètres abritent des espèces à distribution limitée telles le Tétras du Canada, le Durbec des sapins, le Bruant fauve, le Moucherolle à ventre jaune et deux espèces de campagnols rares.

Les contours de l’aire protégée

L’aire protégée proposée vient s’adosser à une réservé écologique existante et se compose de deux grands secteurs. Une réserve de biodiversité qui s’étendrait minimalement sur les sommets à partir de 700 mètres en excluant la station de ski. Sur cette réserve, dite de catégorie III, les activités industrielles sont interdites mais pas les activités touristiques, notamment la chasse et la pêche. Le reste du territoire public du Massif serait composé d’une aire protégée de catégorie VI qui permet certaines activités comme la foresterie, conformément à des pratiques de durabilité. L’activité éolienne de type communautaire y serait également possible.

Le printemps dans les pages du magazine QuébecOiseaux

La Paruline azurée en page couverture de l’édition printanière du magazine QuébecOiseaux donne le ton : un grand reportage sur les parulines des cimes et des sous-bois, mettant en valeur les 11 membres de la famille qui préfèrent vivre dans les forêts matures, un type d’habitat qui commence malheureusement à se raréfier.

Le magazine consacre plusieurs pages au deuxième Atlas des oiseaux nicheurs du Québec dont le travail sur le terrain sera amorcé ce printemps. Plus d’un millier de participants devraient contribuer à cette campagne qui permettra de dresser le portrait à jour de la diversité aviaire de la province. En cette Année internationale de la biodiversité, il ne pouvait y avoir meilleure initiative au sein du milieu ornithologique, et les lecteurs intéressés à mettre l’épaule à la roue trouveront dans l’article tous les renseignements nécessaires.

La chronique Côté cour, côté jardin révèle ce printemps les « nouvelles tendances en habitation » : des conseils, des trucs inusités et les dimensions exacts des nichoirs susceptibles d’attirer chez soi troglodytes, merlebleus, hirondelles et pics.

Bruant de Nelson, Bécasseau de Baird, Épervier de Cooper, Oie de Ross, Mouette de Bonaparte, d’où viennent ces noms d’oiseaux formés à partir de patronymes? La chronique Histoire naturelle se penche sur la question et évoque divers personnages qui ont marqué l’histoire de l’ornithologie.

Pour le reste, les passionnés d’oiseaux ne manqueront pas de lecture, avec les Actualités, une visite au mont Rigaud, un portrait de la Paruline couronnée, les Records d’ici et d’ailleurs, une chronique photo sur la vitesse d’obturation, le traditionnel Défi, les Observations saisonnières, la chronique jeunesse Piwi débrouillard, le calendrier des activités et, du côté de l’équipement, la mise à l’essai du RememBird.

Pour compléter le contenu de cette nouvelle édition, le magazine a le plaisir d’accueillir l’astrophysicien et militant écologiste Hubert Reeves qui signe un texte intitulé : « Le chant des merles ».

CALENDRIER 2011

Rappelons que tous les abonnés recevront gratuitement le calendrier QuébecOiseaux 2011 avec le numéro de l’hiver 2010-2011. Ce calendrier, d’une valeur de 14,95 $, ne sera pas offert avec les exemplaires vendus en kiosque.

Photos recherchées!

Nous sommes à la recherche de photographes chevronnés prêts à fournir des images qui pourront servir à illustrer le site Web de l'Atlas des oiseaux nicheurs du Québec. Il n'est pas prévu payer pour ces images, mais de faire mention de l'auteur de chacune des images qui seront publiées. Il est possible que certaines images doivent être modifiées quelque peu pour les besoins de la mise en pages du site. Toute personne intéressée à fournir des photos est priée de nous le laisser savoir en remplissant le formulaire de Contribution de photographies.

L'hiver dans les pages du magazine QuébecOiseaux

L’édition hivernale du magazine QuébecOiseaux est maintenant en kiosque. Les canards de mer sont particulièrement en vue dans ce nouveau numéro, avec plus d’une vingtaine de photos mettant en vedette la tribu des Mergini qui compte 14 membres au Québec: eiders, macreuses, garrots, harles, harelde et arlequin sont tous au rendez-vous. Aux antipodes, les lecteurs sont invités à mettre le cap sur l’Argentine, un pays où il est possible d’observer près de 1000 espèces oiseaux. Un troisième reportage aborde le plumage des oiseaux et démontre de façon détaillée comment les divers coloris se révèlent à l’œil.

Du côté des chroniques, une nouveauté: les «Records d’ici et d’ailleurs» qui démarre avec l’envergure la plus grande, l’espèce nicheuse la plus rare et le vol le plus rapide en piqué. Parmi les autres sujets: des suggestions de mangeoires efficaces, des trucs pour la photographie sous zéro, un portrait de la Tourterelle triste et un coup d’œil sur la peintre Noriko Imaï. Côté destination, une visite de la région de Tadoussac, haut lieu pour l’observation des oiseaux en hiver, et une incursion au bord de la mer Baltique, sous la plume du romancier Éric Dupont qui se penche sur le cri du Martinet noir de Kaliningrad. S’ajoutent les chroniques sur l’équipement et les livres, ainsi que le traditionnel défi saisonnier, la chronique jeunesse Piwi débrouillard, les observations saisonnières et les actualités de la saison.

CALENDRIER 2010

Le sous-traitant responsable des envois postaux a malencontreusement omis d’insérer le calendrier 2010 avec l’édition hivernale. Le calendrier est actuellement à la poste et les abonnés le recevront donc d’ici peu. La Direction du magazine est désolée de ce contretemps hors de son contrôle et remercie les abonnés pour leur patience et leur indulgence. À noter que le calendrier 2010 était offert gratuitement avec tout abonnement pris avant le 31 octobre dernier; cependant, il est encore possible d’en commander un exemplaire au coût de 14,95 $ auprès de certaines boutiques spécialisées, ou en s’adressant directement au Regroupement QuébecOiseaux.