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Nouvelles et communiqués

Changements taxonomiques

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© Paul Stein

À chaque année, l’American Ornithologists’ Union publie un supplément à son Check-list of North American Birds. Voici les nouveautés de 2010 en ce qui concerne les oiseaux du Québec.

Deux espèces font leur réapparition sur la liste des oiseaux du Québec : la Macreuse à bec jaune (Melanitta americana, American Scoter) et le Troglodyte des forêts (Troglodytes hiemalis, Winter Wren), distincts dorénavant de la Macreuse noire et du Troglodyte mignon, de l’Ancien Monde. Les noms latins de plusieurs espèces sont, de plus, changés pour des raisons de systématique ou de nomenclature: la Paruline à ailes bleues devient Vermivora cyanoptera, la Paruline obscure, Oreothlypis peregrina, la Paruline verdâtre, Oreothlypis celata, la Paruline à joues grises, Oreothlypis ruficapilla, la Paruline des ruisseaux, Parkesia noveboracensis, et la Paruline hochequeue, Parkesia motacilla. Les noms anglais de deux espèces changent également : le Puffin majeur devient «Great Shearwater», et l’Engoulevent bois-pourri, «Eastern Whip-poor-will».

Trois nouvelles familles sont créées : les Pandionidés pour le balbuzard, les Polioptilidés pour les gobemoucherons – placés maintenant devant les roitelets (Régulidés) – et les Calcariidés pour les plectrophanes. Dans ce dernier cas, les Bruants lapon, de Smith, et des neiges doivent reprendre leur ancien nom de Plectrophane lapon, Plectrophane de Smith et Plectrophane des neiges puisqu’ils se trouvent soustraits de la famille des bruants et placés dans la nouvelle famille des Calcariidés, placée entre les jaseurs et les parulines (voir QuébecOiseaux, Été 2010, p. 9).

Toujours en ce qui a trait aux familles, les Ciconiidés (tantales) et les Frégatidés (frégates) se trouvent dorénavant placés à la suite des Hydrobatidés (océanites), alors que, les Pélécanidés (pélicans) se retrouvent devant les Ardéidés (hérons) – conséquence d’une toute nouvelle composition des Ordres qui redéfinit les Ciconiiformes (Ciconiidés), les Suliformes (Frégatidés, Sulidés, Phalacrocoracidés), les Pélécaniformes (Pélécanidés, Ardéidés, Threskiornithidés), les Accipitriformes (Cathartidés, Pandionidés, Accipitridés) et les Falconiformes (Falconidés).

Naturellement, plusieurs autres changements affectent les espèces du reste de l’Amérique du Nord, de l’Amérique centrale et des Antilles.

Source : http://www.bioone.org/doi/pdf/10.1525/auk.2010.127.3.726

​L’automne dans les pages du magazine QuébecOiseaux

L’eau est au cœur de la prochaine édition de QuébecOiseaux : en plus d’un grand reportage sur les tourbières et les oiseaux qui profitent de cet habitat particulier, des articles traitent de la réhabilitation de la rivière Saint-Charles, du corridor bleu et vert de la rivière Yamaska Nord, et de la baie de Lavallière. Pour compléter cette thématique aquatique, la chronique « Oiseaux d’ici » présente un portrait du Harle couronné, un canard qui ne passe jamais inaperçu avec sa tête à nulle autre pareille.

« Côté cour, côté jardin », un sujet insolite : les plantes grimpantes indigènes qui offrent nourriture, abri et site de nidification. La chronique « Derrière l’objectif » porte sur la rafale, alors que la chronique « Équipement » passe en revue des nouveautés de Swarovski et Leica.

Pour compléter la lecture : les actualités, le traditionnel « Défi », les observations saisonnières, la page jeunesse Piwi débrouillard, de nouveaux records ornithologiques, un coup d’œil sur le peintre animalier Pierre Girard et un texte de l’écrivaine Francine Tougas qui fait ses adieux à sa « petite cour de l’Est ».

À noter qu’en s’abonnant avant le 31 octobre 2010, il sera possible de recevoir cette nouvelle édition. Rappelons que tous les abonnés recevront gratuitement le calendrier QuébecOiseaux 2011 avec le numéro de l’hiver 2010-2011. Ce calendrier, d’une valeur de 14,95 $, ne sera pas offert avec les exemplaires vendus en kiosque.

​Collaboratrice du magazine QuébecOiseaux à l’honneur

ValerieLeveeC’est une collaboratrice du magazine QuébecOiseaux, Valérie Levée, qui a remporté le Prix de la relève décerné par l’Association québécoise des éditeurs de magazines, dans le cadre des Grands Prix 2010. Le reportage publié dans l’édition de l’automne 2009 et intitulé «Milles lumières, mille reflets … et des milliers d’oiseaux morts!» faisait partie des trois textes accompagnant sa candidature. Félicitations à cette journaliste scientifique qui poursuit sa collaboration avec le magazine QO. À venir sous sa plume : la réhabilitation de la rivière Saint-Charles, à Québec (automne 2010), les problèmes d’éthique liés à la photographie de strigidés (hiver 2011), et l’impact de la prédation des chats sur les oiseaux (printemps 2011).

Premiers résultats!

La première saison de terrain tire à sa fin, mais il semble que les travaux de l’Atlas des oiseaux nicheurs du Québec soient déjà bien établis au sein de la communauté ornithologique. Au moment d’écrire ces lignes, 963 parcelles avaient été au moins partiellement couvertes par les quelques 1 088 participants inscrits. Ceux-ci ont jusqu’à présent rempli 1 634 formulaires d’indices de nidification, totalisant près de 7 200 heures d’observation sur le terrain. Déjà 233 espèces ont été rapportées, dont 197 sont confirmées nicheuses.

Si ce n’est pas encore fait, allez-vous inscrire sur le forum de discussion de l’atlas. Celui-ci a été passablement actif au cours de l’été!

Compte tenu de la vague de chaleur accablante qui s’abat sur le Québec en ce moment et du printemps relativement hâtif cette année, nous pouvons considérer la période des points d’écoute comme terminée. Officiellement elle se termine le 10 juillet, mais si vous vous rendez sur le terrain dans les prochains jours, vous constaterez que l’activité a passablement diminuée (dans le sud du Québec à tout le moins).

Toutefois, même si la période des points d’écoute est pratiquement terminée, la saison de l’atlas ne l’est pas! Nous sommes présentement dans le meilleur temps de l’année pour confirmer la nidification de nombreuses espèces. N’hésitez pas à passer quelques heures additionnelles de vos parcelles afin de hausser les indices de nidification et possiblement compléter la couverture de ces dernières.

Finalement, plusieurs d’entre vous ont déjà commencés à saisir leurs données et c’est très bien! À noter que la date limite pour saisir les données en ligne est le 30 novembre. Pour les formulaires papiers, la date limite est le 15 septembre (afin que nous aillions le temps de les saisir).

De nouveaux outils pour la biodiversité en milieu agricole

 

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© Alan D. Wilson

 

La Fondation de la faune du Québec et l’Union des producteurs agricoles sont heureuses de présenter la série de quatre fiches techniques portant sur divers aménagements réalisables en milieu agricole au bénéfice de la faune et de la qualité des cours d’eau.

Ces nouveaux outils ont été élaborés dans le cadre du Programme de mise en valeur de la biodiversité des cours d’eau en milieu agricole, lancé en 2005 par la Fondation de la faune et l’UPA, avec l’appui de multiples partenaires.

Les fiches portent spécifiquement sur quatre groupes d’espèces : les poissons, les amphibiens et reptiles, les oiseaux ainsi que les mammifères. Pour chacune des fiches, on trouve les espèces recensées en milieu agricole, mais surtout des solutions concrètes pour conserver ou améliorer leurs habitats. Ces nouvelles fiches intéresseront au premier plan les agriculteurs, acteurs majeurs dans le maintien de l’équilibre entre les différents écosystèmes en milieu agricole, mais aussi tous les intervenants concernés par la faune et la gestion des cours d’eau.

Les fiches seront également intégrées à un Manuel d’accompagnement pour la mise en valeur de la biodiversité des cours d’eau en milieu agricole, actuellement en préparation et dont la parution est prévue pour l’automne 2010.

D’une durée de cinq ans, le Programme de mise en valeur de la biodiversité des cours d’eau en milieu agricole a permis de soutenir dix projets pilotes en mettant de l’avant des actions concrètes et en testant divers modèles d’aménagement agriculture-faune. Le retour de nombreuses espèces sert d’indicateur pour mesurer année après année l’efficacité des travaux réalisés, une source de motivation et de grande fierté pour les producteurs et productrices participants.

On peut obtenir gratuitement ces fiches en communiquant avec la Fondation de la faune au 1 877 639-0742. Elles sont également disponibles en format électronique sur le site Web de la fondation.